Qui est Jules Touzard (1867-1938) ?



Jules-Pierre-Norbert Touzard est né le 9 mars 1867 à Méautis. Son père, Auguste-Jacques Touzard, exerce la profession de tailleur et réside au lieu-dit Village de L’Eglise avec sa femme, Marie-Victoire-Philomène, née Bucaille, couturière de son état.

En 1878, il entame des études classiques au collège diocésain de Saint-Lô, dirigé par les Oratoriens. Le décès de son père en 1882 éveille sa vocation à la prêtrise. De 1885 à 1889, il entreprend des études ecclésiastiques au grand séminaire de Coutances, qu’il poursuit jusqu’en 1892 au séminaire Saint-Sulpice de Paris. Il suit parallèlement des cours de théologie et de langues orientales à l’Institut catholique de Paris.

Portrait de Jules Touzard

Le 20 décembre 1890, il est ordonné prêtre à Coutances. Sa licence de théologie en poche (1891), il fait son année de «solitude» à Issy-les-Moulineaux. Durant les années 1893 et 1894, il est envoyé au séminaire de Bordeaux pour enseigner la philosophie puis il est professeur d’Ecriture sainte au séminaire Saint-Sulpice de Paris jusqu’en 1906. Il commence à publier ses recherches en collaborant à la Revue biblique (1897-1900) et en participant au Dictionnaire de la Bible de Vigouroux (1899, 1903). Nommé professeur suppléant d’exégèse à l’Institut catholique de Paris en 1905, Touzard devient, dès l’année suivante, titulaire de cette chaire qu’il occupe jusqu’en 1927.

En janvier 1909, on lui demande de succéder à Mgr Graffin à la chaire d’hébreu. Cette même année est éditée sa traduction du texte hébreu de l’Ecclésiaste, avec les variantes grecque et latine, ainsi que son ouvrage Le Livre d’Amos.
De septembre 1911 à juin 1912, il réalise un voyage d’étude d’où il rapporte sa fameuse collection de photographies sur plaques de verre.

Les articles et publications se succèdent jusqu’en 1919, quand paraît un article sur «Moïse et Josué», qui est censuré par la commission biblique du Saint-Office le 20 avril 1920.

Nommé en 1927 curé de Notre-Dame-de-la-Croix de Ménilmontant à Paris, il donne également des cours d’Ecriture sainte à la maison des Oratoriens de Montsoult (Val d’Oise). En 1929, on le gratifie du titre de chanoine honoraire de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
L’année 1936 voit le début de la maladie qui l’emportera. Il meurt à Paris à la clinique des Frères de Saint-Jean-de-Dieu le 18 décembre 1938.

Biographie d'après l'ouvrage d'Yves LEBREC, Jules Touzard : l'Orient d'un prêtre voyageur, Saint Lô : Archives départementales de la Manche, 2006.

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